Étonnement philosophique : Émerveillement biblique

Monique Lise Cohen

Abstract


Le mot « merveille » que l’on trouve dans la Bible est issu de la racine pèlè/-lamed-alef et a été traduit généralement par le mot grec thauma qui signifie « étonnement ». C’est ici, à la faveur de ces significations engendrées par les traductions, qu’une rupture et un malentendu se nouent entre la pensée biblique et la philosophie. Depuis Platon et Aristote, l’étonnement est le commencement de la philosophie. Étonnement devant ceci que le monde est. Or la Bible rapporte les merveilles à Dieu et nomme l’émerveillement devant la justice de Dieu et la loi à laquelle nous nous conformons. Cette divergence entre Bible et Philosophie ne relève pas des concepts de foi et de savoir élaborés dans l’histoire occidentale, mais de pensées différentes sur le monde et l’expérience. Est-il possible cependant, dans nos langues travaillées par les concepts  philosophiques, d’entendre l’enseignement qui provient de la Bible ?


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